Psychopédagogue : pourquoi les difficultés persistent ?

Comprendre quand consulter une psychopédagogue, à quoi sert une psychopédagogue, pour quelles difficultés consulter. Organisation, attention, mémorisation, TDAH, HPI, tensions familiales : comprendre quand un accompagnement en psychopédagogie peut aider

2026-09-03 06:41:08 - Marina Ardouin

Pourquoi certaines difficultés persistent-elles malgré vos efforts ?

 

On cherche rarement d’abord une psychopédagogue.

 

Mais ce qui est certain, c'est qu'on cherche à comprendre "pourquoi, malgré tous les efforts fournis, et les méthodes essayées, certaines difficultés persistent".

 

Pourquoi je sais ce que j’ai à faire, mais je n’arrive pas à m’y mettre ? Pourquoi je passe autant de temps à travailler pour retenir si peu ? Pourquoi mon attention s’échappe-t-elle au moment où j’en ai le plus besoin ? Pourquoi faut-il répéter dix fois la même chose à la maison ? Pourquoi mon fonctionnement semble-t-il compliquer des choses qui paraissent simples pour les autres ?

 

La difficulté n’est d’ailleurs pas toujours facile à nommer. Elle peut être diffuse, ancienne, fluctuante. On finit parfois par penser qu'on manque de volonté, de confiance ou de discipline.

 

Or, faire plus d’efforts n’est pas toujours la réponse si on ne comprend pas encore ce qui fait obstacle.

 

La psychopédagogie permet précisément d’observer et de mettre en lien les capacités d’une personne, son fonctionnement cognitif, émotionnel et exécutif, les stratégies qu’elle utilise et les exigences de son environnement.

 

Quand consulter une psychopédagogue ?

 

Un accompagnement en psychopédagogie peut être pertinent lorsque des difficultés d’organisation, d’attention, d’apprentissage, de mémorisation ou de régulation du quotidien persistent malgré les efforts et les solutions déjà essayées.

 

Il n’est pas nécessaire de savoir exactement « ce que l’on a » avant de venir. Le point de départ peut simplement être une situation devenue difficile.


Commencez par celle qui ressemble le plus à la vôtre.

 

« Je n’arrive pas à m’organiser ni à passer à l’action »

 

Vous savez souvent ce qu’il faudrait faire. Pourtant, commencer, choisir une priorité, estimer le temps nécessaire ou aller jusqu’au bout reste difficile.

Les tâches s’accumulent, parfois sont repoussées jusqu’à l’urgence. Vous faites beaucoup, mais avec cette impression persistante de courir derrière le temps.

 

Chez l’adolescent comme chez l’adulte, les difficultés d’organisation et de passage à l’action ne se réduisent pas toujours à un problème de motivation ou de méthode. Elles peuvent engager plusieurs fonctions exécutives : initiation, planification, inhibition, mémoire de travail, estimation temporelle ou capacité à hiérarchiser.

 

L’enjeu n’est alors pas simplement de trouver un nouvel agenda et de poser sa nouvelle organisation, il s’agit plutôt de comprendre où le processus se dérègle, afin de construire des stratégies réellement compatibles avec son propre fonctionnement et la réalité du quotidien.

 

« Je n’arrive plus à me concentrer sans m’épuiser »

 

L’attention ne consiste pas seulement à " rester concentré ".

Il faut pouvoir sélectionner ce qui mérite notre attention, résister aux distractions, revenir à une tâche après une interruption, maintenir un effort mental et parfois réussir à quitter une activité qui nous absorbe trop.

Lorsque ces mécanismes deviennent coûteux, on peut avoir la sensation de "penser à trop de choses en même temps", de commencer sans terminer, de relire plusieurs fois la même phrase ou de ne plus disposer de suffisamment d’espace mental pour réfléchir sereinement.

 

Chercher à se forcer davantage, à faire plus peut alors augmenter l’épuisement sans résoudre le problème.

 

Le travail consiste plutôt à comprendre comment l’attention fonctionne dans cette situation précise, ce qui la fragilise et ce qui permet de la soutenir sans transformer chaque journée en combat contre soi-même.

 

« Je comprends, mais je ne retiens pas »

 

C’est une difficulté très fréquente chez les collégiens, lycéens, étudiants mais aussi chez les adultes qui reprennent une formation ou doivent assimiler beaucoup d’informations.

 Le cours semble compris sur le moment. Pourtant, quelques jours plus tard, il reste peu de choses. Les révisions prennent énormément de temps et les connaissances deviennent difficiles à retrouver lorsqu’il faut les utiliser.

 

Comprendre n’est pourtant pas mémoriser.


Apprendre est un processus complexe qui suppose notamment de sélectionner l’information, l’organiser, la relier à des connaissances antérieures, la récupérer en mémoire et savoir dans quelles situations la mobiliser.

"Apprendre à apprendre", c’est progressivement devenir capable d’observer ces mécanismes et de construire des stratégies plus efficaces plutôt que d’augmenter indéfiniment le temps passé à travailler.

 

« À la maison, tout finit par devenir un rappel ou une négociation »

 

Parfois, la difficulté n’appartient pas seulement à l’enfant ou à l’adolescent. Elle s’installe progressivement dans toute l’organisation familiale.

Il faut rappeler de se préparer, de commencer les devoirs, de ranger, de penser au matériel, de respecter une consigne. Les négociations se multiplient, les parents essaient différentes réponses, l’enfant, l'ado promet de faire autrement, puis chacun se retrouve quelques jours plus tard dans la même situation…


Lorsque les réponses habituelles ne suffisent plus, l’enjeu n’est pas de chercher qui fait mal les choses.

 

Il devient plutôt nécessaire de comprendre ce qui entretient les difficultés, ce que l’enfant ou l’adolescent parvient réellement à réguler seul, ce que l’environnement peut soutenir autrement et comment retrouver progressivement un quotidien moins conflictuel et une vie de famille plus sereine.

 

« J’ai un TDAH, un HPI ou un fonctionnement particulier : qu’est-ce que cela change réellement ? »

 

Recevoir un diagnostic, une identification ou entendre l’hypothèse d’un fonctionnement singulier peut apporter des réponses. Mais cela peut souvent aussi ouvrir beaucoup de nouvelles questions.

 

Un TDAH, un haut potentiel, une haute sensibilité ne permettent pas, à laux-seuls, d’expliquer toute une personne. Deux personnes portant la même étiquette peuvent rencontrer des difficultés très différentes.

Ce qui devient intéressant est donc de comprendre les conséquences concrètes du fonctionnement de cette personne-là : sur son attention, son organisation, ses apprentissages, ses émotions, ses relations, son niveau de fatigue, son errance professionnelle ou sa manière de répondre aux exigences quotidiennes.

 

L’étiquette devient alors moins une conclusion qu’un point de départ pour mieux se connaître.

 

Comprendre avant d’ajouter encore des efforts

 

Beaucoup de personnes arrivent après avoir déjà essayé un tas de choses : une nouvelle méthode, un planning, une application, des fiches. Plus de travail, plus de temps. Plus de contrôle. Plus de volonté.

 Et parfois cela fonctionne… quelque temp… avant que les difficultés ne réapparaissent…épuisant ainsi les restes d'énergie…batterie à plat…

 

C’est précisément là que le regard psychopédagogique devient intéressant : ne se pas demander immédiatement “quelle méthode utiliser ?”, mais chercher d’abord à comprendre les mécanismes en jeu.

 

Comprendre son fonctionnement ne signifie pas se résigner "je suis comme ça, c'est ainsi". Au contraire.

 

C’est ce qui permet de cesser d’accumuler des solutions inadaptées et de commencer à agir avec davantage de justesse, d’autonomie et d’économie mentale.

 


Si plusieurs de ces situations vous ressemblent, vous n’avez pas besoin de déterminer vous-même laquelle explique les autres. Vous pouvez simplement partir de celle qui pèse le plus aujourd’hui.

 

À Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, au sud de Nantes (Sud Loire), j’accompagne adultes, adolescents, parents et familles lorsque les difficultés d’apprentissage, d’organisation, d’attention ou de fonctionnement deviennent suffisamment persistantes et envahissantes pour qu’il ne suffise plus de “faire plus d’efforts”.



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Marina Ardouin, psychopédagogue

Métacognition · autonomie cognitive · écologie mentale

J’accompagne chacun à mieux comprendre leur fonctionnement mental, à identifier ce qui entrave l’apprentissage, l’organisation ou le passage à l’action, puis à développer des stratégies plus autonomes et plus ajustées.

Cabinet à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et accompagnements en visio.


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